

Les villes se préoccupent de plus en plus de la bonne organisation, gestion et développement de leurs activités économiques au sein de leur ville.
C'est dans le cadre de ces projets qui ont pour objectifs de renforcer l'attractivité du centre ville, et d'améliorer le cadre de vie leur territoire, que des dispositifs ont été mis en place fruit d'une réflexion collective et concertée avec les chambres de commerce, chambres de métier, commerçants, région, conseil général, sociétés d'économie mixte, par la signature d'une charte engageant la mise en œuvre opérationnelle du MANAGEMENT du centre ville.
C’est dans ces conditions, que l'on peut envisager la mise en place de structures pouvant être régie sous la forme d'une association du type Loi 1901, ayant pour vocation et fonction la prise en charge intégrale et de façon transversale les fonctions et prérogatives de la fonction de manager.
Cette structure réunissant les différents acteurs doit être le gage de l'indépendance de la fonction.
Ce concept novateur est au service du développement des activités économiques et du commerce au bénéfice des villes.
En Angleterre, on les appelle les "TOWN CENTRE MANAGEMENT", ce qui introduit bien l'idée d'une gestion coordonnée d'acteurs (administratifs, politiques et économiques)
qui œuvrent pour le territoire.

LE ROLE DU MANAGER DE CENTRE VILLE
Le rôle du manageur est notamment d'assurer la promotion et l'animation de la ville, mais aussi gérer les relations entre le commerce et l'espace public, et ceci afin de faciliter et favoriser le développement et l'attractivité du site.
La garantie de sa fonction, tient pour l'essentiel à) ses compétences, mais aussi à son indépendance, afin de pouvoir agir dans son ensemble dans l'intérêt des commerçants au profit de l'intérêt du commerce en général.
Le sens de la diplomatie, du contact, doit lui donner un rôle majeur dans ses relations, avec les associations de commerçants, les professionnels de l'immobilier, les bailleurs de toutes sortes privés et publics, mais aussi avec les chambres consulaires, les élus et l'ensemble des services de la collectivité.
Les intérêts parfois divergents, devront être pris en compte par le manager, afin de faire comprendre que les décisions qui seront prises, doivent en tenir compte.
Le manager, est un expert dans le domaine du commerce, et sa connaissance des enseignes, des concepts, et son sens de l'anticipation doivent lui donner une légitimité pour être force de proposition et d'initiative, notamment pour la mobilisation des acteurs économiques et financiers autour des projets qui seront mis en œuvre.
Il convient de gérer un centre ville, à l'image des managers de centres commerciaux, avec des pouvoirs sur les cessions envisagées, mais aussi sur la circulation, le stationnement etc.....tous ces éléments qui contribuent à la bonne réussite d'un projet de développement.
Le recours à la gestion de centre-ville est souvent motivé par la volonté de répondre à la fragilisation du tissu urbain, souvent attribuée à la concurrence des centres commerciaux de périphérie, mais aussi aux mutations économiques de certaines villes.
La stratégie consiste dans l'adoption de techniques qui se sont révélées efficaces dans les centres commerciaux, en professionnalisant les actions des commerçants, mais aussi en permettant d'augmenter l'efficacité et la coordination des services en termes de propreté, sécurité, accessibilité.
Pourquoi ne pas créer une MAISON ou un OFFICE DU COMMERCE, à l'image de la MAISON DU TOURISME, en vue de mettre tout en œuvre pour porter un tel projet au sein de chaque ville ?
Cette structure qui associerait des acteurs privés et publics à la croisée des métiers et des collectivités, aurait pour fonction de changer le regard sur les possibilités d'intervention sur l'espace urbain, en intégrant le point de vue et les techniques de multiples acteurs; qui n'étaient pas directement impliqués dans les questions d'urbanisme et du commerce-artisanat.
Cette structure, sous l'impulsion du Manager, serait la porte d'entrée et d'écoute des demandes spécifiques des commerçants et investisseurs, en étant à leurs côtés pour les aider dans leur démarche de conquête de la ville par sa connaissance des quartiers, des services et de leur spécificité.
Le manager assume aussi notamment la vacance des locaux commerciaux, recherche des entrepreneurs commerçants indépendants ou franchisés en se rapprochant des enseignes nationales et internationales, et assume de ce point de vue une réponse fondamentale aux besoins des nouveaux besoins du commerce de centre ville.
Dans bien des cas, la restructuration d'un centre ville, tels que par exemple à Bayonne, Paris, Lille ou Montrouge est une affaire d'hommes, avec des complémentarités entre les équipes municipales et le manager, qui se doit aussi d'être l'interlocuteur privilégié vers les établissements financiers, les grandes enseignes de la distribution, afin de lisser les intérêts parfois convergents qui sont en jeu. Le fait de pouvoir se projeter et être soutenu est un atout indispensable à la réussite des projets de la ville.
La désertification des centres villes, fruit de l'évasion commerciale, ne doit plus être une fatalité. Le Manger est un homme clef d'un dispositif de reconquête et d'accompagnement. Son rôle est fondamental et deviendra un interlocuteur indispensable et nécessaire en vue de la réussite des espaces publics.
Le 04 avril 2010| < Prev |
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